Uncut - Pour l’éradication des mutilations génitales féminines

Mardi, Février 6, 2018 - 21:00

A l’occasion de la Journée Internationale de Tolérance Zéro à l’égard des Mutilations Génitales Féminines, le 6 février, le Forum Progressiste Mondial a réuni des députés européens et des associations, notamment End FGM, GAMS et Equipop, pour débattre autour de la projection du documentaire Uncut.

 

Une enfant est toutes les 11 secondes victime de mutilations génitales dans le monde. On estime que 500 000 femmes au sein même de l’Union Européenne en sont des survivantes, quand 200 millions l’ont subies à travers le monde.

 

Patrizia Toia, députée européenne :

 « Nous sommes déterminés à œuvrer collectivement pour éradiquer les mutilations génitales féminines. Nous interpellerons la Commission européenne demain en plénière pour faire le point sur les initiatives prises pour éradiquer la violence à l’égard des femmes et des filles, et notamment sur l’initiative Spotlight, conjointe entre l’Union Européenne et les Nations Unies, de lutte contre les violences faites aux femmes.»

 

Iratxe Garcia Perez, députée européenne, porte-parole du Groupe des Socialistes et Démocrates pour les Droits des Femmes et l’Égalité des Genres :

 « L’adhésion de l’Union Européenne à la Convention d’Istanbulest un signal fort dans notre lutte contre les violences faites aux femmes, et procure un cadre légal solide pour lutter contre les mutilations génitales féminines. Beaucoup reste néanmoins encore à faire dans nos pays mêmes, en termes de collectes de données, de mesures préventives et de formations des professionnels sociaux et de santé, de police et de justice. »

 

Edouard Martin, député européen, Membre de la Commission des Droits des Femmes et de l’Égalité des Genres :

« L’excision n’est pas qu’une pratique éloignée ; ce sont aussi des filles de nos quartiers, de nos villes, qui en sont victimes, des enfants près de chez nous qui risquent de l’être. Cela nous concerne tous, et tous nous devons nous battre pour y mettre fin. Le problème de l’excision et d’autres formes de mutilations génitales doit être pris en compte dans tous les secteurs, notamment la santé, les services sociaux, l’asile, l’enseignement, les services répressifs, la justice, la protection de l’enfance, les médias et la communication, afin d’offrir une protection et des services appropriés aux victimes ou victimes potentielles. »

 

Cécile Kyenge, députée européenne, Vice-Présidente de la délégation du Parlement Européen à l’Assemblée Parlementaire Mixte ACP-UE :

« La question des mutilations génitales féminines doit être abordée de manière plus systématique dans nos politiques extérieures et dans nos relations avec nos partenaires. Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée Internationale de Tolérance Zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, nous réaffirmons que la lutte contre l’excision est une priorité et que nous souhaitons que les droits des femmes et des filles soient au cœur de la politique étrangère de l’Union Européenne.  »

 

Enrique Guerrero Salom, député européen, Co-Président du GPF, a conclu :

« Ces enfants qui ont été touchées dès leur plus jeune âge dans leur intégrité physique et morale. Ces mutilations sont l’illustration sanglante d’une volonté de contraindre, de maîtriser et de dominer le corps des femmes. Les Objectifs de Développement Durable (SDGs) fixent comme but l’éradication des mutilations génitales féminines d’ici à 2030. Nous sommes en 2018. Nous nous battons pour que les filles qui naissent aujourd’hui soient la dernière génération à subir cette violence. »

Location: 
France
Le GPF dans le monde: 
Afrique
Initiatives: 
EU feminist external agenda